vendredi 13 septembre 2013


Nos aventures potagères et forestières de l'été 2013

  Pas de voyage à l’étranger pour l’été 2013, notre potager exigeant notre présence régulière.

Revenus du Mexique à la  mi-avril 2013, ce fut déjà, dès le retour, le début des opérations jardinières, la température clémente favorisant les travaux de préparation du sol : brassage de la terre tassée par la neige et durcie par les froidures, épandage du compost dégelé et retourné, ajout de poudre de crevettes sur la surface à semer, brassage léger à nouveau pour amalgamer le tout.
Une fois opérée l’installation d’un système d’arrosage programmable, la mise en terre des semences et leur protection, assurée par des filets en nylon contre les écureuils et les oiseaux, complètent l’opérationnalisation du potager.

À la mi-mai, un mois plus tard donc, pointent les jeunes plants de pois, les laitues et les légumes racines. Le jardin va bien et n’a plus besoin d’attention  immédiate pour quelque temps. Le temps d’aller nous régénérer en forêt. 


Pendant la fin de semaine de Dollard, à la mi-mai, nous partons faire de la pêche en Mauricie, nous étant équipés pour le lancer léger lors du Salon Chasse et pêche à la Place Bonaventure. De la pêche à gué dans la rivière Mastigouche est notre première expérience.


 



 Première prise : une petite truite mouchetée de  12 pouces de long, pesant 300 grammes. Maigre  et légère portion de protéines pour le repas du soir.

Mais délicieuse, super fraîche et cuite juste à point en papillote.

 
En juin et en juillet, les légumes du potager ont poussé à leur rythme et nous n’avons eu qu’à tendre la main pour cueillir :
arugula (roquette), laitues douces et légèrement amères, pois,
fleurs d’ail, haricots filets, tomatillos, tomates cerises, piments, courges d’été, carottes,  concombres, fines herbes nombreuses, pommes de terre ainsi que fraises, framboises et fleurs comestibles.


   





Nous avons pris l'habitude d'aller chaque jour au jardin cueillir ce qu'il nous faut pour composer ou compléter le repas.

La nature est généreuse quand elle est soumise à de bonnes conditions d'ensoleillement, de chaleur et d'humidité adéquate. Et elle le fut. Plus besoin de nous rendre au marché Jean-Talon chaque fin de semaine pour nos victuailles fraîcheur! Nous mangeons LOCAL! Et BIO! Merci à la VIE!
  

À la mi-août, le jardin prend une allure de renouveau avec la manifestation d’une deuxième période de semences : pois, laitues, carottes, betteraves, mâche, arugula.


 Le compost, en confection continue au cours de l’été, nourrira à nouveau le substrat  du potager au printemps prochain.


 



Tout en gérant de semaine en semaine la production potagère et les transformations culinaires pour l’hiver (cuissons et congélations sous vide), nous avons réussi à aussi bénéficier du plein air en forêt par des sorties de fins de semaine, transportant notre canot, acquis en juillet pour aller pêcher et découvrir nos lacs paisibles des contrées plus nordiques où vit le huard, notre oiseau emblème du Canada.


Nous choisissons des régions sauvages pour ressentir la solitude, l’éloignement, le dépaysement, l’émerveillement devant la nature simple, sauvage, brute, parfois épeurante. 





De là, nous revenons toujours plus assoiffés d’authenticité et de simplicité. Nous apprécions toujours plus notre activité potagère où la production pour nous nourrir sainement prend encore plus de sens. L’alliage « production potagère » et « cueillettes sauvages » (petits fruits, champignons ) nous assure déjà une bonne base d’alimentation saine pour vivre heureux. 










L’autre aspect, plus sportif, physique et de détente psychologique par rapport à la vie urbaine, nous le vivons aussi via nos activités de plein air par la marche, le canot, la pêche, la photo et l’observation des paysages et des animaux en forêt.
 


Deuxième expérience de pêche au début de juin, deux semaines après l’ouverture de la saison de pêche. Dans une ZEC de la Mauricie, nous achetons une journée de pêche avec embarcation sur un lac ensemencé, où nous ne sommes pas seuls à venir pêcher. De toute la journée, RIEN! 
Même si le temps pluvieux avec ondées passagères aurait favorisé la prise de poisson.
 

Au poste d’accueil, quand nous allons obligatoirement déclarer nos prises, nous sommes plutôt penauds. Et le gardien nous raconte que toutes les truites ont probablement été pêchées la première fin de semaine. À preuve, il nous montre les données relevées sur son ordinateur. Nous n’avons pas beaucoup envie de retourner là dorénavant.


Troisième expérience de pêche  à la fin de juillet sur un autre lac de la réserve Mastigouche où nous avions réservé déjà en mai, avant d’acheter notre canot, une journée de pêche avec chaloupe sur un petit lac juste pour nous. Temps chaud, très calme, sans vent. Lac à la surface sans rides, sans bulles, comme si rien n’y vivait… Le bruit des rames de la chaloupe fait probablement peur aux poissons.

Et l’énergie demandée à David pour nous propulser tout autour du lac fait en sorte que la magie du petit poisson amusé silencieusement par un hameçon apparu soudainement ne s’est pas produite. Donc, pas de poisson! Encore une petite déception, côté pêche.



Quatrième expérience de pêche au début d’août dans la réserve du Saint-Maurice, cette fois.
Dans un petit lac garanti poissonneux par le gardien de la section, lac que le camion de David atteint avec les quatre roues « motrices » en action, après avoir grimpé dans un chemin « tertiaire » selon la carte, sinueux, bosselé, caillouteux et sous le couvert d’arbres encombrants. 
Nous descendons notre canot du toit du camion et le portons pendant quelques minutes jusqu’au lac accessible à travers des arbustes sur un terrain rocheux accidenté d’un ruisseau se déversant dans le lac.

Une fois enfin assis dans le canot, nous goûtons le plaisir suave de glisser silencieusement sur l’eau couleur de mousse de sphaigne à cause des résidus des conifères environnants. On sent une magie sur ce lac, situé très haut dans le relief montagneux de cette réserve faunique.  
 
Nous lançons nos lignes. Hop! Ça mord! David prend une première truite d’une douzaine de  pouces. De mon côté, ça mord aussi, mais j’échappe ma truite. Je manque d’expérience dans la technique de « ferrage », c’est-à-dire laisser mordiller le poisson, attendre, le laisser remordre et tirer sec pour que l’hameçon accroche dans la mâchoire. J’en ai laissé aller quelques-unes comme ça avec mon appât, un bon gros ver de terre bien dodu. Sans tirer de poisson de l’eau. 
 David, par contre, en a attrapé onze, l’une après l’autre, aux quinze minutes. Je tendais l’épuisette sous la truite dans l’eau, puis la soulevais avec la truite frétillant vivement dans le filet et manoeuvrais de manière à garder le poisson captif tandis que David le décrochait de la ligne, lui enlevait l’hameçon de la mâchoire et l’enfilait sur la chaîne à poissons.
Ce fut une journée mémorable, dans une région magnifique. 
 
Le soir, les onze truites ont été, après nettoyage, badigeonnées d’huile d’olive et de sauce mexicaine de piment piquant puis cuites sur charbon de bois.
 Un délice qui nous a duré trois repas : d’abord servies chaudes avec des haricots verts apportés de notre jardin,


le lendemain en salade de filets désossés avec concombre du jardin et finalement le surlendemain en purée avec mayonnaise pour un excellent sandwich avec aneth et arugula , du jardin évidemment. Ce n’est pas parce qu’on est dans le bois qu’on ne mange pas bien!



Là se sont arrêtées  nos expériences de pêche pour l’été 2013 parce que j’ai personnellement brisé ma canne à pêche ce jour-là. Il faudra m’en racheter une autre.
Donc, à l’an prochain pour la pêche!

Férus de découverte de lieux nouveaux dans nos forêts québécoises, nous repartons à la mi-août pour deux jours seulement vers un autre lac inconnu, toujours en réserve faunique. Nous logeons encore dans un camp rustique et explorons le pourtour du lac avec notre canot, que nous apprécions de plus en plus. 





Cette fois, c’est la végétation différente de cet emplacement qui nous excite : sous-bois de mousses humides, tapis de quatre-temps aux petits fruits rouges, talles de gentianes, bosquets de bleuets, bouleaux jaunes et épinettes noires et blanches. Plusieurs espèces de champignons de fin d’été animent nos promenades.  
           



 

 
Cloche à ours attachée au bâton de marche, nous nous forçons à parler fort et à chanter en marchant, ce que nous n’aimons pas faire habituellement en forêt; mais la présence d’un ours, que nous avons détectée par de grosses crottes dans une piste pour marquer son territoire, nous incite à la prudence.



Le soir venu, c’est le chant des huards qui nous charme à coup sûr. Un cri dramatique dans l’espace au-dessus du lac. Un autre cri vient d’un autre lac. Et la conversation se continue entre les deux huards pendant quelques minutes. Puis le profond silence éveille nos oreilles à nouveau.  Dans la nuit au fond des bois, près du lac, une trouée dans le faîte des arbres laisse entrevoir un ciel illuminé de millions d’étoiles. Un spectacle grandiose!

À côté des hérons à l’affût de grenouilles, des huards plongeant pour se nourrir, des orignaux dans le bord du lac pour s’abreuver, des lièvres broutant les pousses de fleurs et d’herbes tendres, des perdrix picorant des baies dans le sous-bois, à côté d’eux, les chats et chiens de la Place où nous habitons en ville nous apparaissent  plutôt « sans histoire ». Ont-ils la même inquiétude du lendemain? Ont-ils la même sensibilité à flairer la nourriture? Ont-ils la même assurance d’une tanière confortable pour eux et leurs petits? Ont-ils la même écoute de la vie qui bat tout autour, dans leur environnement immédiat?

Nous devenons insatiables, à vouloir toujours encore découvrir d’autres lieux magiques et mystérieux.






samedi 23 mars 2013

Mexico 2013

CHACALA

Luego Chacala , Nayarit, Mexico!

Jeudi le 28 mars 2013, nous nous envolerons pour Chacala via Puerto Vallarta. Chacala est un petit village de pêcheurs (population 387) situé à 90 minutes au nord de Puerto Vallarta. Le village de Chacala est sur le long d'une baie sur le Pacifique (du côté ouest du Mexique).
Nous louons un appartement dans la Posada  Brisa Fresca au troisième étage. La Posada est située en haut d'une colline et bordée de la jungle qui, paraît-il, regorge d'oiseaux.


Hola Chacala !

Du 28 mars au 14 avril 2013



Du soleil, du soleil et encore du soleil! Pendant deux semaines! Du bonbon! Du chocolat!..
Et dire qu’on est revenu au Québec, deux semaines après Pâques, le lendemain d’une dernière tempête de neige, à la mi-avril…


Là, à Chacala :







Tous les matins, des barques de pêcheurs entrent au quai après la nuit passée à pêcher dans la baie. Un homme ou deux dans chaque barque. À leur approche, les pélicans s’agitent autour des barques. Le scénario  de vidage de l’embarcation se répète ici et là. On vide le coffre de l’embarcation dans des boîtes de plastique disponibles au quai. Puis les poissons sont montés à la remise et pesés.








Alors, les pêcheurs eux-mêmes se mettent à évider leurs poissons sur une grande table dehors et jettent les entrailles aux pélicans qui piétinent, volent, se posent sur le toit de la remise, marchent sous la table et attendent, impatients, leur petit déjeuner. C’est souvent la bataille entre pélicans à coups de grands becs pour attraper un poisson ou essayer d’en voler un à l’autre.

Outre les pélicans qui dominent dans l’aire du quai et sur la surface de la baie, on peut aussi observer de grands oiseaux noirs qui volent très haut dans le ciel, mais qui parfois descendent près du quai et font la guerre aux pélicans; ce sont les frégates. Les ailes déployées, elles font frémir tant elles impressionnent par leur envergure. Leur bec crochu et leurs ailes arquées en font des oiseaux anguleux dramatiques.
Des résidents attendent aussi, non loin de la table, pour voir la prise de leur pêcheur habituel. Qu’est-ce qu’on aura au menu aujourd’hui? Au fil des jours de notre découverte, nous trouvons que les poissons se ressemblent beaucoup. Une seule fois, le premier matin après notre arrivée, on a vu un pêcheur nettoyer deux gros thons rouges et les faire griller sous une tente et en vendre aux visiteurs entassés près de la plage, visiteurs mexicains venus à Chacala pour les festivités de la Semaine Sainte.
Nous avons pensé naïvement que nous en achèterions au cours de la semaine suivante, quand nous serions emménagés dans notre appartement au 3e  étage de la Posada Brisa Fresca.
Arrivés de Montréal quelques jours avant le 1er avril, nous étions logés temporairement dans un petit appartement du 1er. Mais la semaine suivante, et l’autre semaine après, nous n’avons plus jamais revu de thon comme prise du jour. Pourtant, ce pêcheur, nous l’avons revu souvent.






La petite plage de Chacala, pendant cette fin de semaine de Pâques,  était bondée, noire de monde (familles mexicaines et groupes de musiciens) et colorée de parasols et d’animaux gonflables.
Car la mer de la côte Ouest du Mexique, le Pacifique, est vibrante avec ses vagues rapprochées et sournoises qui vous rabattent dans le sable roulant du reflux.  C’est une mer reconnue pour le surf. La plupart des nageurs plus jeunes se sécurisent à un objet gonflable ou à une planche de glissade ou de surf. Rares sont les baigneurs qui s’éloignent à la brasse; ils se retrouvent rapidement emportés loin, dans des vagues difficiles à retraverser dans le sens du retour vers la plage …
Sur la plage, une succession de restaurants offrent les mets traditionnels : tacos, quesadillas, enchiladas, ostiones (huîtres), camarones (crevettes) et pesces sarandeado (poissons grillés), salsas douces et piquantes, noix de coco, mangues, ananas. Bière, boissons gazeuses et jus de fruits  font glisser tous ces délices, au son ininterrompu de la musique des mariachis, ces groupes formés de violonistes, guitaristes, trompettistes et d’un chanteur, en costumes aux couleurs vives identifiant chaque groupe.

Ce spectacle culturel s’est atténué complètement la semaine suivante, où le petit village de pêcheurs a retrouvé son rythme, sa paix tranquille et son quotidien très ordinaire.


Nous avons eu le privilège d’être guidés un matin par notre proprio dans des sentiers montant sur les hauteurs de la péninsule qui s’avance dans la mer à l’extrémité Sud de la plage, découvrant complètement la baie de Chacala. 
Ce promontoire, couvert par des vergers de guanabanas, fruits piquants et acidulés qui servent à confectionner une boisson rafraîchissante, est habité par de richissimes Américains.



Les larges passages pour la circulation motorisée sont entièrement en pavé et assurés par des murets de pierres décorés de magnifiques plantes fleuries. Des palmiers immenses, dont les fruits globuleux servent à fabriquer l’huile de palme utilisée en pâtisserie, se dressent près du muret du côté de la mer.


À l’extrémité Nord de la baie de Chacala se trouve une enclave où le quai des pêcheurs a été naturellement installé. Les eaux y sont plus calmes à cause de la direction des vents dans la baie.

À l’extrémité Sud, un centre de yoga et de cure santé, le Mar de Jade, est établi au creux d’une enceinte de roches volcaniques et à la base d’une falaise couverte de forêt tropicale. De cette enclave, sortent sur la plage des touristes chics et engagés dans un processus de retour aux sources, qui  se démarquent des autres touristes mexicains et des locaux. Mais chacun a droit à sa place et à sa façon d’être.


Cette section de plage abonde en roches volcaniques noires aux formes diverses qui furent une inspiration pour trois jeunes Mexicains venus passer la fin de semaine sous la tente sur la plage de Chacala. Un soir, et peut-être une partie de la nuit aussi, ils ont construit des personnages en empilant quelques roches les unes sur les autres dans un défi d’équilibre étonnant! Nous, qui allions nous installer dans cette partie de la plage chaque matin, avons apprécié cet art nouveau. Et influencés par eux, nous avons nous aussi continué chaque jour, même après leur départ, à ériger des statuettes de roches aux allures diverses. Bientôt un petit village de créatures solides vivait  là, résistant aux vagues hautes de la nuit. Quelques jours plus tard, les marcheurs de la plage s’arrêtaient, prenaient des photos et nous questionnaient sur le comment de ce « village » de personnages de roches.

En parallèle à la plage, une rue principale, en bas de la colline situant cette localité, constitue le centre de Chacala avec ses  commerces de base pour l’alimentation, de petits  restaurants sobres, un petit café sympathique, le Colibri, des étals rustiques vendant des fruits, des petits gâteaux frais du jour, des produits artisanaux et des objets de marché public (colliers, bracelets, tasses, robes, etc.).
 













Le dernier jour, nous avons acheté quelques objets confectionnés par un artisan « huichol » que nous avons observé souvent au cours des deux semaines, enfilant ses perles de couleur pour fabriquer des bracelets, des petits sacs, des boucles d’oreilles. Quelle patience! Son petit garçon l’accompagnait, assis par terre et travaillant silencieusement et docilement. Nous avons tenu à encourager ces vaillants travailleurs simples.
Quelques rues transversales montent vers la colline où ont été construites l’église et l’école, puis quelques hôtels et des résidences plus grosses et plus récentes appartenant à des touristes, généralement Américains.
Une marche de quinze minutes nous fait traverser le village, un village côtier et rural tout à la fois.  On peut aller manger dans une famille qui offre sa table sous le portique; il n’y a qu’à demander et attendre un peu.
Au centre de la colline, le marchand de poisson, avec ses gros frigos, reçoit le matin les pêcheurs avec leur prise; on peut s’y procurer du poisson super frais et à très bon prix chaque jour. Un de ces matins, on s’est retrouvé dans le collectivo  avec un pêcheur qui allait vendre sa prise à Las Varas.
Un transport de petit autobus communautaire, le collectivo, (une camionnette  à quatre bancs) fait la navette quotidiennement entre Chacala et Las Varas, à une dizaine de kilomètres, pour 15 pesos par personne (environ 1,25 $).
On y trouve là aussi quelques épiceries plus grosses, quelques banques (il n’y a pas de banque ou de comptoir bancaire ATM à Chacala), quelques pharmacies et beaucoup de quincailleries. Nous avons été impressionnées par le nombre de quincailleries dans les quelques localités que nous avons visitées.

Chaque jour, nous descendions le matin et remontions en après-midi par la rue que nous appelions « la rue des gallinas et des gallos (des poules et des coqs)». Dans des cages placées au sol le long de la rue devant la maison de leurs propriétaires, les volailles piaillaient du petit matin (4h00) au soir, ajoutant leurs notes pittoresques aux musiques de mariachis tonitruantes des journées et parties de nuit de la Semaine Sainte dans Chacala.
Les étals de viande fraîche, les étals de tacos , les étals de fruits et les petites glacières sur roues pour les palates (glaces aux fruits) font croire qu’il est toujours temps de manger quelque chose.


















Les bons fruits et légumes frais abondent et coûtent très peu cher. Dans une petite tienda, nous achetons tout ce qu’il faut pour confectionner nos repas à l’appartement. Nous mangeons ainsi une nourriture excellente, créative, variée et économique.

Nous avons exploré un peu dans la province de Nayarit. D’abord, une journée à Compostelle, dans les hauteurs de la Sierra désertique. Compostelle se découvre le long d’une rue principale où se suivent plusieurs commerces de cuir : selles de chevaux, chapeaux, bottes de cow-boys et tous types de chaussures en cuir.


Sur la place, les monuments historiques entourent l'imposante cathédrale.

Et autour de la place du marché, abondent les étals de fruits et légumes frais. Et des quincailleries!
Nous expérimentons le transport en autobus : film humoristique en espagnol, musique mexicaine forte et air conditionné froid sont les conditions obligées d’un apprentissage de cette culture de masse.

Une autre demi-journée au marché public du jeudi à Peneta de Jambella, à une vingtaine de kilomètres de Chacala, en voiture privée avec le propriétaire de la Posada Brisa Fresca. Étals de céramiques, de bijoux, de chandails, de chapeaux et d’artisanat diversifié qui nous est apparu de peu d’intérêt.
Ce sont les légumes qui ont attiré notre attention : gros maïs blanc, avocado mûr, palettes de cactus, fèves fraîches à manger crues, entre autres. Au retour, arrêt à Rinco de Gualtaba pour acheter un peu de viande dans la meilleure carneria du coin, selon notre proprio. En fin d’après-midi, un bon souper a résulté de nos trouvailles du matin.

















Notre petit logis, appartement genre loft au 3e étage de cette maison, nous a procuré beaucoup de satisfaction et de bien-être, car la casa est bien construite, très bien aménagée et décorée par les mains du proprio, ébéniste et artiste aux talents multiples. Hauts sur la colline, nous avions toujours du vent pour nous rafraîchir, car les journées étaient très chaudes, toujours autour de 30 degrés Celsius.

De grands arbres près de la maison et à l’arrière dans la forêt tropicale à proximité, attiraient des oiseaux divers qui gazouillaient sans cesse. Nous avons réussi, grâce à l’Internet disponible dans la maison, à identifier ces arbres : des gommiers rouges qui sécrètent dans leurs baies brunes une résine servant à fabriquer de l’encens. Nous avons fait le test de brûler une baie pour vérifier en effet l’odeur d’encens.


Du balcon, nous avions aussi le privilège d’observer la mer; c’est ainsi qu’un soir, en prenant l’apéro, nous avons vu une baleine plonger quelques fois de suite et se déplacer rapidement le long de la côte.
Dans la baie, au cours de ces deux semaines, se sont ancrés quelques voiliers pour quelques heures ou quelques jours, le temps d’un repos probablement nécessaire. La preuve que Chacala est une petite baie accueillante pour tous types de voyageurs.

Cette petite localité tranquille, Chacala, nous l’avons trouvée par des recherches sur Internet. Et les communications avec le propriétaire de la maison à louer désirée ont été rapides, claires et amicales. Celui-ci nous a organisé un transport privé de l’aéroport de Puerto Vallarta jusque chez lui avec une famille locale fiable et prudente dans une camionnette récente; pour le retour à l’aéroport, le chauffeur était accompagné de sa femme et de son petit-fils de cinq ans, qui voulait aller voir les avions. Nous avons échangé en anglais essentiellement, mais aussi un peu en espagnol. Autrefois professeure d’espagnol, elle prononçait clairement, parlait lentement et expliquait des expressions. Deux autres semaines avec elle nous auraient été riches d’apprentissage de la langue espagnole.

Notre très sympathique propriétaire nous a rendu, au cours de ces deux semaines, de grands services, nous procurant les produits de cuisine de base dans le bel appartement  très éclairé et artistiquement meublé, fournissant le service de ménage deux fois par semaine, nous initiant aux mœurs de l’endroit et aux lieux d’intérêt à découvrir, nous invitant même à des sorties avec lui et sa conjointe et en nous accueillant toujours comme de bons amis. Nous gardons d’excellents souvenirs de cette expérience au Mexique.